Vendredi 5 juillet, 22h57

Je descends la rue dans la chaleur de la nuit

Pas mal de monde, pas mal de bruit

Un léger souffle d'air tiède traverse mon t-shirt et glisse sur ma peau

Ça fait comme les caresses d'une ado timide

Les trottoirs et la chaussée sont pleins,

Y'a de tout des Blancs, des Turcs, des Cainfrs, des Indiens, des Albanais, des Pakis

Des gens pouilleux, des gens sapés, des filles jolies

J'en croise une plus âgée que moi et je me dis que j'aimerais bien essayer une fois pour pas mourir idiot 

Je circule entre les épiciers, les taxiphones, les kebabs louches 

Les affiches de chanteurs du moment mondialement inconnus et les bars branchés

Où j'ai jamais trop su comment me tenir mais c'est pas grave si certains y sont bien 

Alors c'est bien 

Ça sent le cumin et le safran, la bière renversée, la cigarette, la viande grillée

Ça sent l'été, le vrai, celui qui répare mais déjà je dois m'engouffrer dans la station

C'est pas grave ce soir rien peut me toucher

Je flotte au dessus du sol les planètes sont alignées

“Les années passent et je vieillis, mais dans mon esprit, j'ai toujours vingt ans, et je crois que jamais je ne parviendrai à oublier ton sourire et le goût de tes baisers…”

V. H. SCORP